ÉTUDE 6 — LA RELIGION NE SUFFIT PAS
AXE 1 — LA RELIGION : UNE RÉALITÉ UNIVERSELLE MAIS IMPUISSANTE - Première Partie


La religion peut contenir certaines vérités. Elle peut encourager de bonnes actions. Elle peut conduire une personne à réfléchir à Dieu, à la mort, au bien, au mal et à l’éternité. Mais selon la Bible, la religion, à elle seule, ne peut pas sauver l’homme.
Être sauvé signifie être pardonné par Dieu, réconcilié avec Lui et recevoir la vie éternelle par Jésus-Christ.
Beaucoup de personnes pensent pourtant qu’elles sont en règle avec Dieu parce qu’elles croient en Lui, prient, jeûnent, fréquentent un lieu de culte ou essaient de faire le bien. Mais croire que Dieu existe ne suffit pas. La Bible déclare : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. » Jacques 2:19
Cette parole est très forte. Les démons ne sont pas athées. Ils savent que Dieu existe. Ils connaissent même certaines réalités spirituelles. Pourtant, ils ne sont pas sauvés. Cela nous montre qu’il existe une grande différence entre croire que Dieu existe et être réconcilié avec Lui. On peut croire en Dieu sans connaître Dieu. On peut avoir une religion sans avoir reçu la vie éternelle. On peut être sincère et pourtant se tromper.
La Bible nous avertit : « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort. » Proverbes 14:12
Remarquons bien : la Bible ne dit pas que cette voie paraît mauvaise. Elle dit qu’elle paraît droite. Elle semble bonne. Elle semble logique. Elle semble raisonnable. Elle peut même paraître religieuse. Et pourtant, elle conduit à la mort. C’est pourquoi nous ne devons pas fonder notre espérance éternelle sur nos impressions, nos sentiments, nos habitudes ou nos traditions, mais sur ce que Dieu dit dans sa Parole.
La Bible ajoute encore : « Il est une race qui se croit pure, et qui n’est pas lavée de sa souillure. » Proverbes 30:12
On peut donc se croire pur sans l’être réellement devant Dieu. On peut se croire sauvé et être encore perdu. On peut se croire prêt à rencontrer Dieu alors que son cœur n’a jamais été réconcilié avec Lui.
Imaginons un voyageur qui veut se rendre dans une ville précise. Il monte dans un véhicule en toute confiance. Il est sincère. Il est convaincu d’avoir choisi le bon moyen de transport. Mais si ce véhicule part dans une autre direction, sa sincérité ne le conduira jamais à sa destination.
De la même manière, une conviction sincère ne transforme pas une mauvaise route en bonne route. C’est pourquoi cette étude est fondamentale. Elle ne vise pas seulement les croyants déjà formés. Elle s’adresse aussi au néophyte, à celui qui ouvre la Bible pour la première fois, au musulman, au catholique, à l’athée, au jeune converti et à toute personne qui connaît peu ou pas l’Évangile. Le but n’est pas de compliquer le message de Dieu. Le but est de rendre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ claire, simple et accessible.
Cette Étude 6 sera développée en cinq axes :
Axe 1 — La religion : une réalité universelle mais impuissante
Nous verrons que l’homme est profondément religieux, mais que la religion ne peut pas sauver.Axe 2 — Les œuvres : insuffisantes pour justifier
Nous verrons que les bonnes actions, même sincères, ne peuvent pas rendre un pécheur juste devant Dieu.Axe 3 — La loi mosaïque elle-même n’a pas été donnée pour sauver
Nous verrons que la Loi donnée à Moïse révèle le péché de l’homme, mais ne peut pas lui donner la vie éternelle.Axe 4 — L’orgueil spirituel : le danger des œuvres religieuses
Nous verrons comment l’homme peut se glorifier de sa religion et de ses efforts au lieu de reconnaître son besoin de la grâce.Axe 5 — Ce que la religion et les œuvres ne peuvent pas faire
Nous verrons pourquoi seul Jésus-Christ peut pardonner, transformer le cœur et donner la vie éternelle.
Dans cette première partie de l’Axe 1, nous allons voir quatre vérités importantes :
L’homme est naturellement religieux.
L’homme a préféré se fabriquer un dieu à son image.
Athènes était une ville très religieuse, mais sans la vraie connaissance de Dieu.
Nicodème était un homme très religieux, mais il devait naître de nouveau.
Avant d’entrer dans ces quatre points, gardons cette question devant nous : La plus grande question n’est pas : “Quelle est ma religion ?” La plus grande question est : “Suis-je réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ ?” Car la Bible déclare : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux 9:27
Nous n’avons qu’une seule vie. Une seule mort. Et après cela vient le jugement. Il n’y aura pas une deuxième vie. Il n’y aura pas un retour en arrière. Il n’y aura pas une autre occasion de se préparer après la mort. Voilà pourquoi il est urgent de laisser Dieu répondre Lui-même à cette question : La religion suffit-elle pour sauver une âme ?
I. L’homme est naturellement religieux - Romains 1:19-21
La Bible montre que l’homme est naturellement religieux. Cela signifie qu’il porte en lui une conscience de Dieu. Il sent qu’il existe une réalité supérieure à lui. Il cherche souvent à comprendre le sens de la vie, de la mort, du bien, du mal et de l’éternité. L’apôtre Paul écrit : « Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. » Romains 1:19
Paul explique que Dieu n’a pas laissé l’humanité sans témoignage. La création elle-même parle de Dieu. Le ciel, les étoiles, la nature, la beauté du monde, l’ordre de l’univers, la complexité du corps humain, la naissance d’un enfant : tout cela témoigne qu’il existe un Créateur.
Le Psaume 19 déclare : « Les cieux racontent la gloire de Dieu. » Psaume 19:2
Salomon dit aussi : « Dieu a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité. » Ecclésiaste 3:11
Cela signifie que l’homme ne vit pas seulement pour manger, dormir, travailler et mourir. Il porte en lui une question plus profonde : pourquoi suis-je sur la terre ? D’où viens-je ? Où vais-je après la mort ? Existe-t-il un Dieu ? Comment puis-je être en paix avec Lui ? C’est pourquoi, depuis les origines, les peuples ont développé des formes de religion. Ils ont prié. Ils ont construit des autels. Ils ont offert des sacrifices. Ils ont observé des rites. Ils ont cherché à se rapprocher du divin.
Les cultures sont différentes. Les langues sont différentes. Les traditions sont différentes. Mais cette recherche spirituelle se retrouve partout. L’homme est donc naturellement religieux. Mais attention : être religieux ne veut pas dire être sauvé. Avoir soif ne signifie pas que l’on a déjà bu de l’eau.
Imaginez une personne qui marche dans un désert. Elle ressent une grande soif. Cette soif montre qu’elle a besoin d’eau. Mais le simple fait d’avoir soif ne la sauvera pas. Il faut qu’elle trouve la bonne source et qu’elle boive.
De la même manière, le besoin religieux montre que l’homme a besoin de Dieu. Mais ce besoin ne signifie pas automatiquement qu’il a trouvé le chemin du salut. L’homme peut chercher Dieu, mais chercher Dieu n’est pas encore connaître Dieu. Il peut parler de Dieu, mais parler de Dieu n’est pas encore être réconcilié avec Lui. Il peut pratiquer une religion, mais pratiquer une religion n’est pas encore recevoir la vie éternelle.
La première vérité à retenir est donc celle-ci : L’homme est naturellement religieux, mais la religion naturelle de l’homme ne suffit pas pour le sauver.
II. L’homme a préféré se fabriquer un dieu à son image - Romains 1:21-23
Si l’homme est naturellement religieux, une question se pose : Pourquoi y a-t-il autant de confusion dans le monde au sujet de Dieu ? Pourquoi tant de croyances différentes ? Pourquoi tant de religions contradictoires ? Pourquoi l’homme cherche-t-il Dieu, mais semble pourtant si loin de Lui ?
L’apôtre Paul répond à cette question dans Romains 1. Il écrit : « Ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible. » Romains 1:21-23
Selon Paul, le problème de l’homme n’est pas seulement qu’il manque de religion. Le problème est qu’il a déformé la connaissance qu’il avait de Dieu. L’homme n’a pas supprimé toute religion. Il a souvent gardé la religion, mais il a changé Dieu. Il a voulu un dieu à sa convenance. Un dieu plus facile à accepter. Un dieu qui ne dérange pas. Un dieu qui ne corrige pas. Un dieu qui approuve tout. Un dieu qui ressemble davantage à l’homme qu’au Dieu vivant.
Mais Dieu ne se laisse pas redéfinir par l’homme. Ce n’est pas l’homme qui façonne Dieu. C’est Dieu qui a créé l’homme. Ce n’est pas Dieu qui doit s’adapter à nos pensées. Ce sont nos pensées qui doivent se soumettre à la Parole de Dieu.
Aujourd’hui encore, beaucoup veulent un Dieu qui bénit, mais qui ne reprend jamais. Un Dieu qui pardonne, mais qui ne demande jamais la repentance. Un Dieu qui est amour, mais qui ne serait plus saint. Un Dieu qui s’adapte aux idées du moment.
Mais le Dieu de la Bible ne change pas. La Bible déclare : « L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. » Ésaïe 40:8
Dieu est amour, mais Il est aussi saint. Dieu est bon, mais Il est aussi juste. Dieu accueille le pécheur repentant, mais Il n’appelle jamais le péché “bien”. Il aime les hommes, mais Il ne bénit pas le mal. Il appelle les hommes à revenir à Lui, à recevoir son pardon et à vivre une vie nouvelle.
Prenons une illustration simple : Imaginez un malade qui écrit lui-même son ordonnance. Il choisit les médicaments qu’il préfère. Il supprime ceux qui le dérangent. Il augmente les doses qui lui plaisent. Puis il dit : “Voilà mon traitement.” Mais ce n’est pas le malade qui décide du traitement. C’est le médecin.
Le malade peut être sincère, mais s’il refuse le vrai traitement, sa sincérité ne le guérira pas. De la même manière, l’homme ne peut pas inventer son propre chemin vers Dieu. Il ne peut pas choisir ce qui l’arrange et rejeter ce qui le dérange. Il ne peut pas créer un dieu à son image et penser que ce dieu imaginaire pourra le sauver.
Dieu doit être connu tel qu’Il s’est révélé, non tel que nous voudrions qu’Il soit. C’est pourquoi nous devons toujours revenir aux Écritures. Pas à nos émotions. Pas à nos traditions. Pas aux opinions dominantes. Pas à ce que les hommes préfèrent entendre. Mais à la Parole de Dieu.
La deuxième vérité à retenir est donc celle-ci : L’homme veut souvent un Dieu à son image, mais Dieu veut transformer l’homme à l’image de Jésus-Christ.
III. Athènes : beaucoup de religion, mais sans la connaissance de Dieu - Actes 17:22-23
Pour mieux comprendre ce que Paul enseigne dans Romains 1, regardons maintenant un exemple concret dans la Bible : la ville d’Athènes.
À l’époque de Paul, Athènes était une ville très connue. C’était une ville de philosophes, de penseurs, d’artistes et de savants. Mais c’était aussi une ville extrêmement religieuse.
Lorsque Paul arrive à Athènes, il voit des temples, des statues, des autels et de nombreux objets de culte. Les Athéniens adoraient plusieurs divinités. Ils voulaient être sûrs de n’en oublier aucune. Ils avaient même élevé un autel avec cette inscription : « À un dieu inconnu. »
Paul leur dit alors : « Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : À un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce. » Actes 17:22-23
Ce passage est très important. Paul ne dit pas aux Athéniens : “Vous êtes sans religion.” Au contraire, il leur dit : “Vous êtes extrêmement religieux.” Ils avaient beaucoup de croyances. Beaucoup de rites. Beaucoup d’autels. Beaucoup de pratiques religieuses. Mais il leur manquait l’essentiel : la vraie connaissance de Dieu.
Ils adoraient un Dieu qu’ils ne connaissaient pas. Cela nous enseigne une vérité très importante : On peut avoir beaucoup de religion sans connaître Dieu. On peut connaître des chants religieux sans connaître Dieu. On peut connaître des prières sans connaître Dieu. On peut connaître des traditions sans connaître Dieu. On peut parler de Dieu sans être réconcilié avec Dieu. On peut même connaître certaines choses sur Jésus sans appartenir à Jésus.
Imaginez quelqu’un qui possède beaucoup de livres sur un grand médecin. Il connaît son nom, son histoire, ses découvertes et ses paroles. Mais il ne l’a jamais rencontré personnellement. Il sait des choses sur lui, mais il ne le connaît pas vraiment.
Beaucoup de personnes sont ainsi avec Dieu. Elles connaissent certaines histoires bibliques. Elles connaissent quelques versets. Elles connaissent des prières. Elles connaissent des fêtes religieuses. Elles connaissent des traditions. Mais elles n’ont jamais rencontré Jésus-Christ comme leur Sauveur.
La vie éternelle ne consiste pas seulement à savoir que Dieu existe. Jésus dit : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jean 17:3
Connaître Jésus-Christ, ce n’est pas seulement savoir qu’Il a existé. C’est reconnaître que nous avons besoin de Lui. C’est mettre notre confiance en Lui pour le pardon de nos péchés. C’est recevoir son salut. C’est apprendre à marcher avec Lui chaque jour. C’est Lui appartenir.
La troisième vérité à retenir est donc celle-ci : On peut être extrêmement religieux et ne pas connaître Dieu. La religion peut occuper la vie d’un homme, mais seul Jésus-Christ peut lui donner la vie éternelle.
IV. Nicodème : un maître religieux qui devait naître de nouveau - Jean 3:1-16
Après Athènes, nous pourrions penser : “Ces gens étaient des païens. Ils ne connaissaient pas les Écritures.” Mais la Bible nous présente ensuite un autre exemple très important : Nicodème.
Cette fois, nous ne sommes plus dans une ville païenne. Nous sommes en Israël. Nicodème n’était pas un idolâtre. Il n’était pas un homme sans religion. Il n’était pas un brigand. Il n’était pas un homme méprisé. Au contraire, il était un homme très respecté. La Bible dit : « Il y avait parmi les pharisiens un chef des Juifs, nommé Nicodème. » Jean 3:1
Nicodème était pharisien. Les pharisiens étaient un groupe religieux très respecté parmi les Juifs. Ils étaient connus pour leur attachement aux Écritures, aux commandements et aux pratiques religieuses. Nicodème était aussi un chef des Juifs. Cela signifie qu’il avait une position importante parmi les responsables religieux de son époque. Jésus l’appellera même : « Le docteur d’Israël. » Jean 3:10
Un docteur de la Loi n’était pas un médecin. Dans le contexte biblique, cette expression désignait un spécialiste des Écritures, un homme qui avait étudié la Loi de Moïse et qui l’enseignait au peuple. Aujourd’hui, on pourrait dire que Nicodème était un grand enseignant religieux, un professeur des Écritures, un homme considéré comme pieux et sérieux.
Beaucoup auraient probablement pensé : “Si quelqu’un est proche de Dieu, c’est bien Nicodème.” Et pourtant, Jésus va lui dire une parole bouleversante : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Jean 3:3
Que signifie naître de nouveau ? Naître de nouveau ne signifie pas retourner physiquement dans le ventre de sa mère. Nicodème lui-même ne comprenait pas cette parole au début. Naître de nouveau signifie recevoir une nouvelle vie intérieure que Dieu donne par son Esprit. C’est être transformé au plus profond de son cœur. C’est passer d’une simple religion extérieure à une vraie vie spirituelle donnée par Dieu.
Jésus ne dit pas à Nicodème : “Tu dois être plus religieux.” “Tu dois prier davantage.” “Tu dois faire plus d’efforts.” “Tu dois améliorer ton comportement.” Il lui dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau. » Jean 3:7
Autrement dit, même un homme très religieux a besoin d’une vie nouvelle. La religion peut agir sur l’extérieur. Elle peut modifier certaines habitudes. Elle peut donner une apparence de piété. Mais elle ne peut pas changer le cœur en profondeur.
Imaginons une maison dont les fondations sont abîmées. On peut repeindre les murs, changer les rideaux, poser de belles lampes et nettoyer l’extérieur. Mais si les fondations sont mauvaises, la maison reste en danger.
De la même manière, l’homme n’a pas seulement besoin d’une amélioration extérieure. Il a besoin d’une transformation intérieure. C’est ce que Dieu accomplit par la nouvelle naissance. L’apôtre Paul dira plus tard : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5:17
Cette vérité est très importante. Si Nicodème, homme religieux, instruit, respecté et moral, devait naître de nouveau, alors personne ne peut dire : “Ma religion suffit.” Ni la connaissance religieuse. Ni les traditions. Ni l’ancienneté dans une communauté. Ni les titres. Ni la réputation.
Ni les pratiques extérieures. Tout homme a besoin de la vie que Dieu donne par Jésus-Christ. Et c’est dans cette conversation avec Nicodème que Jésus prononce l’un des versets les plus connus de toute la Bible : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3:16
Jésus ne dit pas : “Quiconque a une religion aura la vie éternelle.” Il dit : « Quiconque croit en lui. ». Le salut ne se trouve pas dans une religion. Le salut se trouve dans une personne. Cette personne, c’est Jésus-Christ.
La quatrième vérité à retenir est donc celle-ci : On peut être très religieux, très moral et très instruit, et avoir malgré tout besoin de naître de nouveau. La religion peut rendre un homme meilleur aux yeux des autres. Mais seule la nouvelle naissance peut le rendre vivant devant Dieu.
Conclusion de la première partie
Dans cette première partie de l’Axe 1, nous avons vu quatre vérités fondamentales.
Premièrement, l’homme est naturellement religieux. Depuis toujours, il cherche Dieu et développe des croyances, des prières et des pratiques spirituelles.
Deuxièmement, l’homme a souvent préféré se fabriquer un dieu à son image plutôt que de se soumettre au Dieu vivant tel qu’Il se révèle dans les Écritures.
Troisièmement, l’exemple d’Athènes nous montre qu’on peut être extrêmement religieux et pourtant ne pas connaître Dieu.
Quatrièmement, l’exemple de Nicodème nous montre qu’un homme religieux, respecté et instruit a malgré tout besoin de naître de nouveau.
Toutes ces vérités nous conduisent à une conclusion grave : La religion ne suffit pas. Elle peut donner une apparence de piété. Elle peut organiser la vie d’un homme. Elle peut produire des habitudes respectables. Elle peut même impressionner les autres. Mais elle ne peut pas, à elle seule, pardonner les péchés, transformer le cœur, réconcilier l’homme avec Dieu et donner la vie éternelle. Voilà pourquoi la grande question n’est pas : “Ai-je une religion ?” La grande question est : “Suis-je réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ ?”
Jésus ne nous appelle pas simplement à pratiquer une religion. Il nous appelle à venir à Lui, à croire en Lui, à recevoir son pardon et à marcher avec Lui.
Dans la deuxième partie de cet Axe 1, nous irons plus loin. Nous rencontrerons le jeune homme riche, sincère, moral et religieux, mais reparti triste. Nous verrons Paul avant sa conversion, irréprochable selon la religion, mais encore perdu sans Christ. Nous écouterons la parabole du pharisien et du publicain, deux hommes en prière, mais un seul repart justifié devant Dieu. Et nous terminerons avec l’un des avertissements les plus graves prononcés par Jésus : « Je ne vous ai jamais connus. » Matthieu 7:23
Nous vous invitons donc à suivre la deuxième partie de cet enseignement. Car cette étude ne cherche pas seulement à informer. Elle cherche à réveiller les consciences, à éclairer les cœurs et à conduire les hommes et les femmes vers Jésus-Christ.
N’oublions jamais : Une seule vie. Une seule mort. Et après cela, le jugement.
La plus grande tragédie n’est pas de mourir sans religion. La plus grande tragédie est de mourir sans Jésus-Christ.
Que le Seigneur nous éclaire par Sa Parole et nous conduise à placer toute notre confiance non dans notre religion, mais dans Jésus-Christ seul.
Amen.
Introduction générale
Depuis toujours, l’être humain cherche Dieu.
Partout dans le monde, dans toutes les cultures et à toutes les époques, les hommes ont élevé des lieux de culte, formulé des prières, observé des cérémonies et suivi des traditions religieuses.
Cela montre une chose importante : l’homme porte en lui une soif spirituelle. Il sent qu’il existe quelque chose de plus grand que lui. Il sait, même confusément, qu’il y a un Créateur, un Dieu, une réalité éternelle. Mais une question très importante se pose : La religion peut-elle sauver une âme ?
Avant d’aller plus loin, définissons simplement ce qu’est la religion. La religion, de manière générale, désigne l’ensemble des croyances, des pratiques, des rites et des règles qu’une personne suit pour adorer Dieu ou chercher à se rapprocher de Lui.
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