LA DÎME EST-ELLE UNE ARNAQUE ?
Faut-il rejeter un principe biblique à cause des abus de certains ? Découvrez ce que dit réellement la Parole de Dieu. »


Beaucoup aujourd’hui disent : « La dîme est une arnaque inventée par des pasteurs pour s’enrichir. »
Soyons honnêtes : oui, il existe malheureusement des abus. Oui, certains faux serviteurs détournent l’argent des fidèles pour vivre dans le luxe pendant que des brebis souffrent. Oui, cela mérite d’être dénoncé avec fermeté.
La Bible elle-même condamne les bergers cupides.
« Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage ! » — Jérémie 23:1
« Ils exploitent les fidèles par cupidité. » — 2 Pierre 2:3
Mais faut-il pour autant conclure que toute contribution à l’œuvre de Dieu est mauvaise ? Absolument pas.
1. L’œuvre de Dieu a toujours eu besoin de soutien matériel
Dans toute la Bible, Dieu a prévu que Son œuvre soit soutenue par Son peuple.
Dans l’Ancien Testament, les dîmes et les offrandes servaient notamment :
à soutenir les Lévites,
à entretenir le temple,
à aider les pauvres,
les veuves,
les orphelins,
les étrangers.
« Tu donneras aussi au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve… ». — Deutéronome 14:29
La dîme n’était donc pas simplement “l’argent du pasteur”. Elle participait à la vie entière de la communauté.
2. Une assemblée grandit… et ses besoins aussi
Une église n’est pas une entité magique qui fonctionne sans moyens.
Il faut parfois :
louer ou entretenir un lieu,
aider des familles en difficulté,
financer l’évangélisation,
imprimer des supports,
soutenir des missionnaires,
organiser des activités,
aider les veuves et les malades,
prendre en charge certains besoins sociaux.
Même dans les Actes des Apôtres, les croyants mettaient leurs ressources en commun.
« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. » — Actes 2:44
« Aucun ne disait que ses biens lui appartenaient en propre. » — Actes 4:32
Certains aujourd’hui combattent les 10%… alors que les premiers disciples allaient parfois jusqu’à partager 100% de leurs biens pour soutenir l’œuvre de Dieu et les nécessiteux.
3. Chacun est appelé à contribuer selon ses moyens
La Bible enseigne le principe de la générosité volontaire et responsable.
« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » — 2 Corinthiens 9:7
Dieu ne demande pas à quelqu’un de donner ce qu’il n’a pas. Mais Il appelle Son peuple à ne pas vivre dans un christianisme totalement consommateur :
recevoir toujours,
sans jamais participer.
Une question honnête mérite d’être posée : Une église doit-elle vivre uniquement :
de mendicité ?
de sponsors ?
d’hommes d’affaires extérieurs ?
ou du soutien de ses propres membres ?
Dans une famille normale, chacun participe selon ses moyens. Pourquoi l’Église devrait-elle fonctionner autrement ?
4. Tout ce que nous avons vient déjà de Dieu
Quand quelqu’un donne à Dieu, il ne rend jamais à Dieu quelque chose qui lui appartient vraiment. Le souffle de vie lui-même vient du Seigneur.
« Car c’est en Lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. » — Actes 17:28
« Tout don excellent et tout cadeau parfait descendent d’en haut. » — Jacques 1:17
Que représentent 10% face :
à la santé,
au souffle de vie,
à la protection,
à la grâce,
au salut,
aux bénédictions quotidiennes ?
La dîme, dans son principe, rappelle surtout ceci :
Dieu est la source.
L’homme n’est qu’un gestionnaire.
5. “La dîme appartient à l’Ancien Testament” ?
Certains disent : « L’Ancien Testament est dépassé, donc la dîme aussi. » Pourtant, plusieurs vérités doivent être rappelées.
a) Jésus n’a jamais méprisé la dîme
Jésus a reproché l’hypocrisie des pharisiens… mais Il n’a pas condamné le principe de la dîme.
« Vous payez la dîme… et vous négligez la justice, la miséricorde et la fidélité : C’EST LÀ CE QU’IL FALLAIT PRATIQUER, SANS NÉGLIGER LES AUTRES CHOSES » — Matthieu 23:23
b) Abraham donnait déjà avant la Loi de Moïse
Abraham donna la dîme à Melchisédek bien avant Moïse. « Abram lui donna la dîme de tout. » — Genèse 14:20
Le principe de reconnaissance envers Dieu existait donc avant la Loi mosaïque.
c) Le Nouveau Testament va parfois encore plus loin
Le Nouveau Testament insiste énormément sur :
la générosité,
le partage,
le soutien des ouvriers,
l’aide aux pauvres.
« Ceux qui annoncent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile. » — 1 Corinthiens 9:14
Cela ne signifie pas :
luxe,
cupidité,
exploitation,
manipulation émotionnelle.
Mais cela signifie qu’une œuvre spirituelle sérieuse nécessite aussi un soutien concret.
6. Le vrai problème n’est pas la dîme… mais le cœur de l’homme
Un homme cupide peut :
détourner des dîmes,
détourner des offrandes,
détourner une association,
détourner une entreprise,
détourner même une œuvre humanitaire.
Le péché de certains ne doit pas conduire à rejeter tout principe biblique.
Sinon, il faudrait aussi :
supprimer les associations car certaines volent,
fermer les entreprises car certaines escroquent,
arrêter les dons humanitaires car certains détournent l’argent.
La solution biblique est :
la transparence
la sagesse
la bonne gestion
des responsables intègres
des assemblées équilibrées
7. “Pauvre comme un rat d’église”…
Cette expression populaire est révélatrice. Pendant que :
certains artistes,
influenceurs,
clubs sportifs,
politiciens,
stars du divertissement
reçoivent facilement soutien et financements… beaucoup trouvent “anormal” que l’œuvre de Dieu soit soutenue.
Pourtant :
les campagnes d’évangélisation coûtent,
les missions coûtent,
aider des familles coûte,
imprimer des Bibles coûte,
louer des salles coûte,
développer des médias chrétiens coûte.
Le problème n’est donc pas seulement financier. Il est souvent spirituel et culturel.
Conclusion
Oui :
combattons les abus,
dénonçons les faux serviteurs,
refusons l’évangile de cupidité.
Mais ne rejetons pas pour autant :
la générosité,
le soutien de l’œuvre de Dieu,
la responsabilité collective des croyants.
Car l’Église n’est pas censée fonctionner :
par magie,
par mendicité,
ni uniquement grâce à des sponsors extérieurs.
Chaque croyant est appelé à participer selon ses moyens, avec sagesse, amour et discernement.
Et surtout, rappelons-nous ceci : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » — Actes 20:35
Que Dieu donne à Son Église :
des serviteurs intègres,
des croyants généreux,
et des communautés où l’argent reste un outil… jamais un dieu.
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