LE JUSTE PASSE PAR BEAUCOUP DE SOUFFRANCES

Nicolas GOMIS CORREA

1/25/20263 min temps de lecture

Le juste passe par beaucoup de souffrances, mais l’Éternel l’en délivre toujours (Psaume 34:20)

Qui est concerné par cette promesse ?

Le juste

La promesse n’est pas adressée à tout le monde indistinctement. Elle concerne le juste. « Les yeux de l’Éternel sont sur les justes, et Ses oreilles sont attentives à leurs cris. » (Psaume 34:16)

Qu’est-ce qu’un juste ?

Dans la Bible, un juste n’est pas une personne parfaite, mais une personne en règle avec Dieu.

Le juste est :

  • Celui qui craint Dieu

  • Celui qui met sa foi en Dieu

  • Celui qui cherche à marcher dans l’obéissance, même en chutant parfois

  • Celui qui se repent quand il tombe

« Le juste vivra par la foi. » (Habacuc 2:4)

« Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner. » (1 Jean 1:9)

Le juste n’est pas sans combat, mais il ne vit pas dans le compromis volontaire.

Qui est exclu de cette promesse ?

La Bible est claire : cette promesse n’est pas automatique pour ceux qui rejettent Dieu. Sont exclus :

  • Ceux qui refusent la repentance

  • Ceux qui aiment le mal et s’y complaisent

  • Ceux qui endurcissent volontairement leur cœur

« Le visage de l’Éternel est contre ceux qui font le mal. » (Psaume 34:17)

Dieu aime tous les hommes, mais toutes les promesses ne s’appliquent pas à toutes les vies.

Il arrive un moment dans la vie du juste où une question silencieuse monte du cœur : « Seigneur, pourquoi autant d’épreuves ? »

  • On marche avec Dieu.

  • On prie.

  • On cherche à faire le bien.

  • Et pourtant… les combats s’enchaînent.

La Bible ne cache pas cette réalité. Elle la nomme clairement : « Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours. » Le texte ne dit pas parfois. Il dit souvent. Et il ne dit pas peut-être. Il dit toujours.

Le juste, ce marcheur imparfait

Le juste n’est pas un héros sans faille. Ce n’est pas quelqu’un qui ne tombe jamais. C’est quelqu’un qui, même lorsqu’il tombe, se relève et revient vers Dieu. Le juste trébuche parfois, pleure souvent, doute même à certains moments… mais il ne rompt pas son alliance avec Dieu.

David était un juste. Pourtant il a pleuré, fui, crié, chuté. Mais toujours, il revenait à Dieu. « Mon secours est en l’Éternel » (Psaume 121:2)

Pourquoi le juste souffre-t-il autant ?

Parce que la justice ne protège pas des combats, elle donne une issue dans les combats.

Joseph était juste.

  • Mais il a été trahi par ses propres frères.

  • Jeté dans un puits.

  • Vendu comme esclave.

  • Accusé à tort.

  • Emprisonné injustement.

Pendant longtemps, aucune délivrance visible. Seulement le silence… et la fidélité de Dieu en arrière-plan. Mais un jour, Dieu a ouvert la porte. Et ce jour-là, tout a pris sens. « Dieu a changé le mal en bien » (Genèse 50:20)

Quand la souffrance semble ne jamais finir

Il y a des saisons où le juste a l’impression que les épreuves se multiplient. À peine une bataille terminée qu’une autre commence.

Job a vécu cela.

  • Perte sur perte.

  • Douleur sur douleur.

  • Silence sur silence.

  • Même ses proches lui ont dit : « Abandonne Dieu. »

Mais Job a tenu.

  • Pas parce qu’il comprenait,

  • mais parce qu’il faisait confiance.

Et au temps fixé par Dieu, la délivrance est venue. Pas seulement une sortie d’épreuve, mais une restauration.

Quand Dieu tarde, que faire ?

David l’a vécu aussi. « Jusques à quand, Éternel ? » (Psaume 13)

Quand Dieu tarde, le juste fait trois choses :

  • Il continue de prier, même sans réponse immédiate

  • Il refuse l’amertume

  • Il s’accroche à la promesse

Car le silence de Dieu n’est jamais Son abandon.

La délivrance : une certitude, pas un espoir fragile

Dieu ne promet pas une délivrance imaginaire. Il promet une délivrance réelle.

  • Job a été restauré

  • Daniel est sorti de la fosse.

  • Les trois Hébreux sont sortis du feu.

  • Pierre est sorti de prison.

  • Paul est sorti de multiples dangers.

Et même quand la délivrance n’a pas été immédiate, Dieu a toujours gardé l’âme du juste.

Jésus, le Juste parfait

Jésus a été le plus juste de tous. Et pourtant, Il a connu la croix. Mais la croix n’était pas la fin. La résurrection est venue.

Cela nous enseigne une chose essentielle : la souffrance n’a jamais le dernier mot.

Conclusion – À toi qui souffres aujourd’hui

Si tu es juste en Christ, si tu marches avec Dieu malgré les larmes, sache ceci :

  • Ta souffrance a une limite.

  • La fidélité de Dieu n’en a pas.

Même si tu ne vois pas encore la délivrance, elle est déjà en chemin. « Celui qui persévère jusqu’à la fin sera sauvé. »

Tiens ferme, juste. L’Éternel t’en délivrera toujours.