NOËL : CÉLÉBRER NON PAS UN JOUR, MAIS UNE PERSONNE
À l’approche de la fête de Noël, une réalité revient chaque année : de plus en plus de personnes, se réclamant du christianisme ou non, prennent la plume ou la parole pour affirmer que Noël ne devrait pas être célébré. Cette position, souvent défendue avec beaucoup de conviction, mérite pourtant d’être éclairée avec sagesse, discernement… et surtout avec amour.
Il est important de rappeler une vérité fondamentale : le chrétien ne célèbre pas une date, mais un événement éternel.
Nous ne célébrons pas le 25 décembre en tant que tel, ni une nouvelle lune, ni une divinité solaire, ni une tradition païenne recyclée.
Nous célébrons la venue sur terre du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs, de la Parole faite chair.
Dans toutes les églises fidèles à l’Évangile, les chants, les lectures et les messages proclamés en cette période ont un seul centre : Jésus-Christ.
La date du 25 décembre est une date conventionnelle. Personne ne connaît avec certitude le jour exact de Sa naissance. Qu’Il soit né en janvier, en mars, en juillet ou en décembre importe peu. Ce qui compte, c’est cette vérité bouleversante : un jour, la Parole éternelle de Dieu a quitté Son palais de gloire pour naître dans une humble bergerie, alors que tout a été créé par Lui et pour Lui. Toute la vie de Jésus, de Sa naissance à Sa mort, confirme ce que l’Évangile de Jean proclame avec force : « Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. » (Jean 1:10-11)
Ne nous laissons donc pas troubler par des discours qui, sous couvert de zèle spirituel, cherchent à dénaturer cet événement central de notre foi.
L’apôtre Paul nous exhorte clairement : « … afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes… mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en Celui qui est le Chef, Christ. » (Éphésiens 4:14-15)
UNE VENUE PRÉPARÉE DEPUIS L’ÉTERNITÉ
La naissance de Jésus-Christ n’est ni un hasard ni une improvisation divine.
Dès le jardin d’Éden, Dieu annonçait déjà la victoire du Messie. En Genèse 3:15, l’Éternel promet qu’un descendant de la femme écraserait la tête du serpent. Cette promesse prophétique annonçait déjà la venue de Jésus et Sa victoire sur Satan, le péché et la mort.
Des siècles plus tard, les prophètes ont confirmé cette espérance :
Ésaïe, environ 700 ans avant Jésus, annonce :
« Un enfant nous est né… on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9:6)
« Voici, la vierge deviendra enceinte… et on l’appellera Emmanuel » (Ésaïe 7:14)
Michée, au VIIIᵉ siècle avant J.-C., précise même le lieu :
« Et toi, Bethléhem Éphratha… de toi sortira Celui qui dominera sur Israël » (Michée 5:1-4)
Malachie, dernier prophète de l’Ancien Testament, annonce :
la venue d’un messager (Jean-Baptiste),
l’apparition du Soleil de justice,
et la préparation du peuple avant le Jour de l’Éternel (Malachie 3:1 ; 4:2 ; 4:5-6).
Toutes ces prophéties se sont accomplies avec une précision remarquable en Jésus-Christ.
Matthieu 1:22-23 atteste clairement l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe : Dieu avec nous.
UNE NAISSANCE QUI CHANGE TOUT
Sans la venue de Jésus :
nous n’aurions pas connu le Père,
il n’y aurait pas eu de sacrifice expiatoire,
pas de Pâques,
pas de Pentecôte,
pas d’espérance éternelle.
Certes, certains ont détourné cette fête vers un excès de festivités et de superficialité. Mais cela n’enlève rien à la grandeur de l’événement. La naissance de Jésus est le fondement même de l’espérance chrétienne.
L’Évangile de Luc nous rappelle l’ampleur de cette joie : « Je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie… Il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2:10-11)
Cette joie est universelle. Elle traverse les peuples, les nations, les cultures. Elle révèle l’amour immense de Dieu pour l’humanité, manifesté en Son Fils unique.
UNE EXHORTATION POUR LES CROYANTS
À toi qui choisis de célébrer Noël, souviens-toi de cette parole : « Que personne donc ne vous juge au sujet d’une fête… » (Colossiens 2:16) Que ton cœur demeure centré sur l’essentiel : Jésus est venu pour nous révéler le Père et nous réconcilier avec Lui. Fuis le péché sous toutes ses formes. Marche dans la sainteté, l’amour et la vérité.
UN APPEL À UNE ÉVANGÉLISATION PLEINE DE GRÂCE
L’Évangile n’est pas un champ de bataille, mais un champ missionnaire. Évangéliser, ce n’est pas passer sa vie à accuser, juger et exposer publiquement. Évangéliser, c’est attirer les cœurs à Christ dans l’amour, afin qu’Il sauve, guérisse et délivre.
Oui, les fausses doctrines doivent être combattues. Mais avec sagesse, respect et esprit biblique. L’apôtre Paul a repris Pierre en face, dans l’amour et la vérité (Galates 2:11-16), non sur les places publiques pour l’humilier.
Souvenons-nous : celui qui n’assemble pas avec Christ disperse.
UN APPEL AUX NON-CROYANTS
À toi qui lis ce message et qui ne connais pas encore Jésus-Christ : S’Il est venu, c’est aussi pour toi. Pour les hommes et les femmes de toutes nations, de toutes tribus, de tous peuples. L’accepter comme Seigneur et Sauveur, c’est entrer dans une vie nouvelle, bénie, réconciliée avec Dieu, et recevoir l’espérance de la vie éternelle.
« Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12)
PRIÈRE D’INVITATION
Seigneur Jésus,
En ce jour, je reconnais que Tu es le Fils du Dieu vivant.
Je crois que Tu es venu sur cette terre pour me sauver.
Je Te demande pardon pour mes péchés.
Je T’ouvre la porte de mon cœur.
Viens y demeurer, prends la première place dans ma vie.
Sois mon Seigneur et mon Sauveur.
Fais de moi une nouvelle création.
Amen.
Que cette fête de Noël amène des hommes et des femmes, de tous horizons, à ouvrir leur cœur et à laisser Christ y naître.
Joyeuse et bénie fête de Noël à toutes et à tous.
Nicolas GOMIS CORREA
Serviteur de Jésus-Christ
Mission Evangélique Timnath-Sérah
